Lundi 18 Janvier, il est 14H quand nous arrivons au siège de la section Est de l’Association SOS/JD à Kantchari.
A notre arrivée nous sommes frappés par la forte mobilisation des membres actifs de la structure dans cette région située pratiquement à 400 KM de Ouagadougou. C’est un accueil chaleureux qui est réservée à la mission. Tour à tour, les uns et les autres se présentent. La convivialité est frappante malgré l’ « inconfortabilité » des lieux. En fait l’Association dispose ici d’une vaste cour à la mesure de ses ambitions. Le manque de moyens fait que pour l’instant, l’on se contente de quelques bancs et d’une vingtaine de sièges. Deux maisonnettes servent de locaux à l’équipe ici. Ces maisonnettes abritent un ordinateur pour le suivi-évaluation des actions de la sous section, un bureau du responsable de la section, les différents outils d’animation (affiches, tentes pliables, télévisions, groupes électrogènes, mobylettes…).
AU fur et à mesure que les minutes s’égrènent, les volontaires de l’Association prennent d’assaut le siège. C’est la preuve que la nouvelle de notre arrivée à déjà circulé. Une rencontre s’improvise. Des échanges à bâtons rompus entre les responsables au siège et ceux de la section. A écouter les premiers responsables ici, les actions de SOS/JD dans la région commencent à porter fruit. Ces actions s’intéressent particulièrement à la sensibilisation sur les questions de la santé de la reproduction. Des séances d’animations sont effectuées tant au siège que dans des lieux ordinaires : cabarets, marchés, gare routière…
L’une des activités phares ici est le projet de sensibilisation sur le VIH SIDA en milieu prostitutionnel. Grace à l’action de SOS/JD à Kantchari, les travailleuses de sexe de la ville sont suivis depuis 2007 ; des campagnes de dépistages sur le VIH SIDA est mené à leur endroit.
Régina , animatrice active sur ce volet, cite des exemples de jeunes filles ayant abandonné la prostitution et avec forces illustrations décrit l’efficacité des actions menées à leur endroit. Au cours de notre mission nous échangeons avec certaines de ces filles qui nous confient comment les actions de sensibilisation de la structure ont contribuées aux comportements responsables en leur sein.
La suite de notre séjour se poursuivit par des échanges avec les acteurs de la santé et de l’action sociale de Kantchari.
Au dernier jour, nous effectuons le voyage sur Diapaga. Au menu des échanges, les difficultés de l’Association, le plaidoyer en faveur d’actions concertées avec les structures provinciales, et bien sur échanges informelles sur le projet d’actions de sensibilisation en matière de paludisme dans la région.
Une équipe du RAME nous rend visite
Le jour de notre départ, la structure locale reçoit une mission d’évaluation du Réseau d’accès aux Médicaments. Conduite par Simon Kaboré, Président du RAME, cette mission s’inscrit dans le cadre du processus de sélection des Organisations à Base Communautaire d’Exécution du programme paludisme dans le cadre du Round 8 du fonds mondial. En attendant les résultats définitifs de cette évaluation, les différents acteurs de l’Association ont eut des échanges francs avec le RAME. L'équipe d'évaluation était composée d'Arsène GANABA, comptable et du Coordonnateur régional de l'EST pour le compte du Programme PALU/RAME, Monsieur Voupine DA.
« Nous repartons de Kantchari confortés à l’idée que loin du siège de Ouagadougou, des actions se font avec dévouement et ardeur au quotidien. Les acquis sont encourageants mais les défis restent nombreux. C’est ensemble que l’équipe de coordination au siège à Ouagadougou a promis de poursuivre la synergie d’actions pour de meilleurs résultats à Kantchari » lance Célestin Compaoré au cours du retour sur Ouagadougou. Dans ce sens, SOS/JD fonde un espoir légitime quand à l’aboutissement de son projet paludisme dans le District sanitaire de Diapaga.
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